Trois ans pour rendre les arts visuels découvrables
Lancé par le Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV) pour trois ans, de 2024 à 2027, arts visibles réunit artistes, organismes et spécialistes des données autour d’un même objectif : que les artistes et les œuvres du Québec soient mieux décrits en ligne, mieux reliés entre eux et plus faciles à trouver. Le projet est soutenu par le Conseil des arts du Canada, dans le cadre de son Fonds stratégique numérique.
Le milieu a répondu présent : 346 inscriptions, aux trois quarts venant d’artistes, et 85 % des personnes inscrites prêtes à participer aux séances d’écoute qui allaient suivre.
Pourquoi parler de découvrabilité
Le projet découle de la mesure 111 du Plan culturel numérique du Québec (2014-2023), qui visait à accroître la visibilité de la culture en ligne grâce aux données structurées. Le constat de départ est simple : publiée sans structure, l’information sur une artiste ou une œuvre reste difficile à trouver ; structurée, elle est comprise par les moteurs de recherche et les IA. Voir aussi la découvrabilité en arts visuels.
Pourquoi un laboratoire d’innovation sociale
Un laboratoire d’innovation sociale réunit plusieurs parties prenantes autour d’un enjeu complexe, expérimente des solutions et en tire des apprentissages. arts visibles avance sur deux axes : un axe humain, pour sensibiliser et mobiliser les artistes, les organismes et les institutions ; un axe technologique, pour s’appuyer sur l’expertise de partenaires en données.
Trois années de travail
Tel que présenté au lancement, le parcours prévoyait trois étapes : une phase d’écoute de l’écosystème (novembre 2024 à juin 2025), le partage des enjeux et l’idéation, puis l’expérimentation et la mise en commun de solutions.

Un comité de pilotage RAAV et L’ILOT
Le comité de pilotage planifie la démarche, mobilise les parties prenantes et documente les apprentissages. Il réunit, pour le RAAV, Camille Cazin, directrice générale, et Frédéric Cordier, responsable du projet arts visibles.


L’équipe de L’ILOT coop accompagne la démarche : Marie-Ève Morin et Jackie Demers, conseillères stratégiques, Marie-Ève D’Amour, facilitatrice graphique, Claudia Loutfi, coordonnatrice aux opérations, et Marilou Ayotte, agente de soutien aux projets.





Un comité ambassadeur qui rassemble le milieu
L’information sur une artiste ou une œuvre est aujourd’hui dispersée : la galerie connaît ses ventes, le musée ses collections, le centre d’artistes ses expositions, l’association ses membres. Chacun la publie à sa manière, et les moteurs de recherche ne peuvent pas relier ces morceaux. Rendre les arts visuels découvrables suppose donc que ces acteurs s’entendent sur des façons communes de décrire et de partager leurs données.
C’est l’objectif du comité ambassadeur, et l’un des premiers résultats du laboratoire : réunir à la même table des acteurs qui travaillent rarement ensemble sur ces questions. Leur engagement donne au projet une légitimité auprès du milieu et ouvre l’accès à leurs réseaux, pour que les solutions soient conçues avec le secteur et adoptées par lui.
Il rassemble des personnes de l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC), du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ), de la Société des musées du Québec (SMQ), du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), de la Société des arts technologiques (SAT), du Regroupement de pairs des arts indépendants de recherche et d’expérimentation (REPAIRE), de Projet collectif, de La culture crée (Culture Creates) et de Synapse C.
Ses membres font rayonner le laboratoire et ses activités participatives, assurent une veille sur les enjeux et les occasions à saisir, et contribuent aux apprentissages du projet.










Photos d’Anie Deslauriers et de Laurianne Lalonde : Jeanne Castonguay-Carrière.
Et ensuite
Le lancement a ouvert la phase d’écoute : deux séances d’écoute, avec les organismes et avec les artistes, ont eu lieu le 17 décembre 2024, suivies d’ateliers participatifs au printemps 2025.



