Une journée pour écouter le milieu
Le 17 décembre 2024, quelques semaines après son lancement, arts visibles a tenu deux séances d’écoute en ligne : de 13 h à 15 h avec 25 organismes, de 16 h à 18 h avec une quinzaine d’artistes. Première étape de la phase I du projet, mobilisation et concertation, ces ateliers participatifs visaient à comprendre comment le milieu des arts visuels vit les enjeux de visibilité et de découvrabilité en ligne, pour bâtir une compréhension commune avant d’agir.
Pourquoi travailler ensemble
Conçues par L’ILOT coop, coopérative spécialisée en intelligence collective et en facilitation, les séances étaient coanimées par son équipe et par Frédéric Cordier, responsable du projet arts visibles. Pour ouvrir la discussion, il a montré pourquoi travailler ensemble : chacun de son côté, les informations sur les artistes et les œuvres restent éparpillées ; mises en commun, elles se relient et deviennent plus faciles à trouver.

Il a ensuite présenté les quatre piliers de la découvrabilité, un modèle conçu par Véronique Marino et Andrée Harvey, de LaCogency : la promotion et le marketing numérique, qui agissent à court terme ; le référencement et les métadonnées liées et structurées, qui agissent à long terme.

Comprendre le système, ensemble
En sous-groupes, puis en plénière, les participantes et participants ont d’abord cartographié l’écosystème : les artistes, la production artistique, les organisations et l’environnement (numérique, économique, législatif, publics), avec la visibilité et la découvrabilité au centre. Ils ont ensuite relevé les facteurs qui facilitent la visibilité numérique des arts visuels, et les freins qui la limitent.
Ce qui en est ressorti
Du côté des artistes
- Le temps : chaque appel de dossiers a ses propres exigences, et adapter son dossier ou son CV à chacun demande beaucoup d’heures.
- Le site web : le développer et le tenir à jour est lourd, et les questions de droits d’auteur freinent la diffusion en ligne.
- Le contexte : un manque d’information sur le numérique culturel en région, et une reconnaissance encore faible des arts visuels.
- Les pistes : uniformiser les appels de dossiers, un contrat type, un organisme de référence pour l’administratif, des formations et des outils numériques adaptés.
Du côté des organismes
- Les freins : le droit d’auteur, des ressources limitées (technologie, personnel, budget, compétences) et une actualité artistique peu relayée par les médias.
- Les leviers : beaucoup de données existent déjà, comme les dossiers biographiques des musées ; des plateformes ouvertes comme Wikidata permettent de les relier ; il reste à décloisonner les organisations pour partager l’information.
- Les priorités retenues : clarifier les publics, repérer les mises en commun possibles et créer un guide de bonnes pratiques pour les arts visuels.
Ces constats ont orienté la suite du projet : le soutien au WikiClub Perspectives Visuelles, l’atelier sur le site web d’artiste au Forum Plural, l’étude de faisabilité d’un référentiel commun et le WikiProjet arts visibles sur Wikidata. Les prochains pas annoncés aux participants : l’analyse des séances, de nouveaux ateliers participatifs et la suite de la conversation au printemps 2025.
Les organismes participants
Musées
Centres d’artistes et d’exposition
Associations et regroupements
- Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV)
- Regroupement de pairs des arts indépendants de recherche et d’expérimentation (REPAIRE)
- Illustration Québec
- Maison MONA
- Fédération culturelle canadienne-française (FCCF)
Conseils régionaux de la culture
Et aussi
- Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ)
- ESPACE art actuel, revue
- Foire en art actuel de Québec
- artolog, archives collectives en art
À l’international
- Grap’s, Auvers-sur-Oise (France)
- Centre artistique de Gitega (Burundi)



